Québec, 15 mars 2006

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LES NORDIQUES À L'ASSAUT DU PREMIER RANG
Qui l'eut cru ! Alors qu'au début de février, les Nordiques croupissaient dans la cave, à dix points des meneurs, ils ont relevé leurs manches et ont rattrapé l'ensemble des équipes du circuit Robin avec leur plus longue séquence de victoires de l'année. Ils ont signé un gain de 8-7, en fusillade contre les Generals d'Hamilton, leur troisième résultat du genre consécutif.
"On a un russe, un thaïlandais, un autrichien et un père de cinq enfants dans l'équipe. C'est tous des gars habitués aux fusillades, a expliqué Michel Woods après la rencontre. En particulier notre gardien, Vladislav Pontiak, qui a fait la campagne de Tchétchénie à la fin des années 90, je peux vous dire qu'un joueur de hockey qui vous fonce dessus, c'est moins épeurant qu'une dizaine de Tchétchène qui attaquent votre campement couteau à la main. D'ailleurs, le général Kournikova, chef de l'armée russe, m'a déjà expliqué qu'il envoyait toujours Vladislav sur la première ligne de front et qu'il n'y avait jamais une seule balle qui passait." Les nombreuses cicatrices de Pontiak confirment cette affirmation.
Le match s'est encore une fois déroulé à un rythme d'enfer. Et bien sûr, Jérome Jargor a encore une fois été exceptionnel avec cinq buts, ce qui lui en fait 9 en deux matchs depuis qu'il partage son logement avec les trois jumelles.
Par contre, ces exploits sont quelque peu ternis par le mépris que Jargor a envers la séduisante Kim, sa traductrice. Fier des trois pétards qui partagent sa vie, Jargor a complètement renié celle qui lui était réservée.
Kim s'est d'ailleurs confié à moi après la rencontre :"Je trouve injuste que Jérome ne veuille plus de moi parce que j'avais accepté de marier les frères Mistassini, a-t-elle déclaré entre deux sanglots. J'avais dit oui pour permettre à Jérome de jouer avec ses anciens coéquipiers des Bambou Boys de Bangkok. Il a prouvé qu'il ne m'aimait pas vraiment en sautant, au propre et au figuré, sur les trois premières filles venues. Son gourou, le grand Mârion, m'a même dit qu'il l'avait renié et faisait maintenant partie de la religion talibanne. Il a d'ailleurs essayé de détruire la statue de Peter Stastny qui est devant le Colisée. Il doit être envoûté par les trois jumelles."
Point de vue hockey, les spécialistes s'entendent pour constater que Jargor semble entre bonnes mains (six mains valent mieux que deux) puisque son niveau de jeu s'est considérablement élevé depuis sa participation à Temptation Couvent. L'universitaire Jean Balcon a d'ailleurs déclaré : " Je crois que Jargor voit loin avec ses jumelles. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent trop et il a compris que trois filles font lever plus souvent qu'une seule. Kim croyait que Jargor l'attendrait toute sa vie. Mais il ne faut pas vendre l'auto de course avant de l'avoir livrée. Elle a accumulé Jargor au pied du mur avec les frères Spaghettini (sic) et elle récolte ce qu'elle a ramassé. Elle va constater que celle qui n'a jamais été seule au moins une fois dans sa vie, seule au fond de la nuit, seule au bout de la vie, ne peut absolument pas écrire de bonnes paroles. Dans la vie, il ne faut pas hésiter à plonger dans la fosse aux lions quand la porte de l'opportunité s'ouvre derrière nous. À trop penser, mal jouit. Euh, en passant, pouvez-vous dire à Kim que je suis célibataire et que si elle a le goût de partager un beau bungalow split-level à Saint-Émile avec moi…" Pathétique.
Pour en revenir au match…
Comme je l'écrivais en sous-titre, pour en revenir au match, un autre joueur s'est démarqué : le souriceau, Fievel Mure, continue de noircir les filets puisqu'il a marqué quatre buts, dont deux dans les deux dernières minutes de jeu pour concrétiser un beau retour des Generals qui tiraient de l'arrière 7-2 au début de la troisième période. Son coéquipier, Mark Sourdin, a démontré, à qui veut l'entendre, qu'il peut aider l'équipe malgré son handicap en marquant trois buts. On sait que Sourdin est sourd depuis que son entraîneur junior, Pierre Pavé, l'a engueulé si fort sur le banc des joueurs que ses tympans ont perforé. "
Lors de la fusillade, Vladislav Pontiak a une fois de plus été dominant, ne cédant qu'une fois contre quatre pour son vis-à-vis Jocelyn Byko. "Mes coéquipiers m'avaient promis un Barbecue si je bloquais tous les tirs, a déclaré le gardien ukrainien. Ils m'ont donné un sac de charbon comme prix de consolation. C'est mes parents qui vont être contents quand je vais leur envoyer à Brask, en Sibérie."
L'après-match a été marqué par un événement saugrenu, quand la police de la ville unifiée a procédé à l'arrestation de Igor Logre, le goon des Generals. On aurait retrouvé des ossements dans sa poche de hockey. L'analyse des experts confirmera la nature de ces ossements. Une histoire à suivre…
Ailleurs dans la ligue
Les deux autres parties ont été à sens unique. Ainsi, à Hartford, les partisans des Moby Dicks ont assisté au harponnage de leurs favoris puisque les Jets de Winnipeg, après avoir accordé trois buts dans les dix premières minutes, ont appuyé sur le turbo pour inscrire douze filets consécutifs et l'emporter 12 à 3.
Le trio combo italo-croate formé de Mike Varya, Sôsaspag Primo et Rio Kacik a mené le bal avec 10 des douze buts. On sait que Sôsaspag Primo était l'ingrédient qui manquait à ce trio car la blessure à Jack Latraire au début de la saison avait un peu gâté la sauce pour les Jets. Le jeu de Varya a été particulièrement relevé, lui qui jouait comme une pâte molle. Primo a amené du piquant et le succès pour ce trio a été aux-tomates-tique.
Dans l'autre rencontre, les Scarecrows de Saskatoon ont triomphé de l'Iceberg de St.John's 8-1. Le défenseur Ulric Desgradins, qui avait assisté au dernier match dans les estrades en raison de son piètre rendement, a salué son retour au jeu avec deux buts. Jack Meki a quant à lui marqué trois buts, deux en première et un en troisième période. On sait qu'il n'a pas encore réussi à marquer un seul filet du côté de la patinoire qui n'est pas dirigé vers la Mecque. Encore heureux qu'il n'y ait pas de match le vendredi…
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