Québec, 30 novembre 2005
Rien ne va plus pour les Nordiques
Michel Woods remet sa démission : Maurice million la
refuse

Les premières huées se sont
fait entendre hier, au Colisée, alors que les
Nordiques ont subi une quatrième défaite de
suite par la marque de 5-3 face aux Generals
d'Hamilton.
Jouant sans âme, les Nordiques ont semblé absents pendant deux périodes, laissant même les Generals prendre l'avance 5 à 0 grâce à deux buts chacun pour Mure et Mimitra et un but de Rovanotski. VanInsbruck était de nouveau devant les filets des bleus à cause de la blessure à l'arcade sourcilière qu'a subi Vladislav Pontiak hier matin quand une étagère où il stock des quantités impressionnantes de canettes de conserve s'est affaissée sur lui. VanInsbruck a mieux fait que la semaine dernière, mais il a prouvé qu'il n'avait pas l'étoffe d'un numéro un.
Un véritable vaudeville entre la deuxième et la troisième période
Touché par les huées de la foule, Michel Woods est monté sur la galerie de la presse alors que la sirène marquait la fin de la deuxième période pour rejoindre Maurice Million qui discutait avec les journalistes. Dans un geste théâtral dont lui seul a le secret, il a sorti les clés de la chambre des joueurs pour les donner au directeur général, remettant ainsi sa démission.
Pris par surprise, Million s'est allumé un cigare et lui a répondu sèchement: " Non. Michel, j'ai confiance en toi. Tu n'es pas responsable de nos déboires. Regarde autour de toi, tous ces journalistes qui t'aiment et te respectent. Et tous ces partisans qui n'attendent qu'un esclandre de ta part contre les joueurs qui ne performent pas comme ils le devraient. Va Michel. Reprend ces clés, file au vestiaire, et brasse la soupe (Chunky bien sûr) avant le début du troisième tiers temps. L'avenir de l'équipe est entre tes mains. La fierté de toute une ville repose dans ta capacité à redresser l'échine des joueurs. Vas-y mon homme, t'es capable. " La larme à l'oeil, Woods s'est agenouillé devant Million, a accepté l'imposition des mains, a repris les clés et d'un bon de félin s'est relevé pour déclarer : " Merci de ta confiance, Ô César. C'est empli d'une nouvelle confiance que je reprends les rênes de la diligence. " C'est sans fausse humilité que l'auteur de ces lignes doit avouer avoir été touché par ce moment de grâce.
Surprise au vestiaire
S'attendant à découvrir un vestiaire morne et calme, l'entraîneur des Nordiques fut surpris d'entendre crier derrière la porte avant de l'ouvrir. Suivis des journalistes, il fit son entrée pour découvrir la séduisante traductrice de Jérôme Jargor en train d'insulter à tour de rôle le joueur thaïlandais en thaï et Bob Wake en anglais.
Incapable de supporter plus longtemps le différent qui anime les deux vedettes de l'équipe, elle leur indiquait qu'elle n'est pas la femme d'un seul homme, que si elle avait accepté le travail de traductrice de joueur de hockey, c'était pour rencontrer des hommes forts et musclés et que ce n'est pas deux analphabètes qui allaient décider de son avenir. Elle n'adresserait plus la parole aux deux coéquipiers tant qu'ils n'auraient pas fait la paix. On sait que depuis deux matchs, Jargor ne faisait plus de passes à Wake, ce qui nuisait grandement à l'équipe (voir texte du 22 novembre).
Les deux joueurs se sont alors levés, se sont dirigés l'un vers l'autre, et d'un geste d'une fraternité renouvelée, se sont serrés dans les bras. Bob Wake a alors déclaré qu'il ferait découvrir à Jargor les mille merveilles de Québec, la Grande Allé, le boulevard Hamel, pour que le Thaïlandais constate qu'il n'y a pas que la séduisante Kim dans la vie.
Une troisième période d'enfer
Transcendés par cet événement, les coéquipiers des deux nouveaux amis ont transformé la patinoire en stand de tir en troisième période. Ils ont décoché pas moins de 31 lancers sur le filet des Generals, marquant 3 fois, tous par l'entremise de Wake lors de jeux orchestrés par Jargor.
Michel Woods a confirmé le retour de la traductrice de Jargor derrière le banc lors du prochain match. Par ailleurs, Maurice Million a posé un premier geste important après le match, congédiant Grim Cherios, qui n'arrivait plus à suivre le tempo rapide de la ligue avec ses 36 ans, pour le remplacer par le joueur autonome Eddie Morphine.
Une étoile est née
Les amateurs de St.John's ont eu droit à
tout un spectacle hier : Serge Vergedor, à son
premier match dans les ligues majeures avec les Iceberg,
a transformé les Scarecrows de Saskatoon en
Titanic avec une performance de 7 buts (6 buts, un
comptant pour deux). Originaire d'Alma, le petit joueur
de centre ne savait quoi dire après sa
performance, ce qui est exceptionnel pour une personne du
Lac Saint-Jean. " Lhà, lhà, je ne sais pas
quoi dire", a-t-il commenté. Son coéquipier
Gowan Roland, s'est contenté de trois buts
dans cette victoire de 10 à 4.
Dans l'autre rencontre, les Moby Dicks l'ont emporté par la marque de 6 à 3 face à Winnipeg grâce à une performance de trois buts de Tike Rodano. L'offensive était dons en vedette lors de cette septième journée d'activité de l'Association canadienne.
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