Retour aux Nordiques Virtuels

Québec, 29 mars 2006

À une victoire des séries
SIXIÈME GAIN DE SUITE DES NORDIQUES

Les Nordiques ont fait un pas de géant vers une participation aux séries avec un gain de 6-1 face à l'Iceberg de St.John's.

Une belle victoire sur l'équipe qui en arrache le plus ces derniers temps. Surtout pour la défensive qui n'était pas très solide malgré la présente série de victoires. Un seul but encaissé, ça fait du bien. " Ce ne fut pas très difficile, a commenté le cerbère des Bleus, Vladislav Pontiak. Seulement vingt lancers, c'est comme une journée de vacances sur le bord de la Olga."

Quand on lui a dit que le nom du fleuve était plutôt la Volga, il nous a expliqué que Olga était sa femme, celle que l'on prend souvent pour la concierge avec son fichu et sa grande robe à fleur. En Ukraine, comme il n'avait pas les moyens d'aller en vacances, sa femme mettait une robe bleue et il s'assoyait à côté. Pour le bronzage, il accrochait une pierre de Tchernobyl au plafond. "Juste besoin de rester une heure devant pour avoir un beau teint", résume-t-il.

L'autre vedette de la soirée fut sans contredit Eriny Boenik qui a inscrit un tour du chapeau et qui a terminé la rencontre sans subir de blessure. Malheureusement, il a glissé sur une savonnette dans la douche et il n'a pas été en mesure de nous accorder d'entrevue.

Du côté de St.John's, rien ne va plus : l'équipe a perdu pour une septième fois de suite. Il n'y a pas si longtemps, les Terre-neuviens trônaient en haut du classement, alors qu'ils ne sont plus maintenant qu'à une arête de Labrador de manquer les séries.

"C'est l'histoire d'une équipe qui a vu passer un camion de tourbe et qui s'est dit que c'était plus vert dans la cour du voisin, a expliqué l'entraîneur lettonien de l'Iceberg Iour Azcoldazyce. Le rude climat, le manque de bons restaurant et la présentation en grande primeur de Titanic au cinéma les a découragés. Il faut dire aussi que depuis que Anna Koquelicona a quitté Serge Vergedor, l'équipe a souffert énormément. Elle était comme un rayon de soleil dans l'entourage de la chambre des joueurs. Et avec le froid qu'il fait ici, elle faisait la joie des lecteurs de braille. Mais surtout, Vergedor était un peu le héros des autres joueurs : solide comme une barre, fringant comme un piston, il se dressait au-dessus de tous, guidant ses coéquipiers tel un phare. Après sa rupture, il est devenu mou, impuissant, patinant comme un chien battu. C'est la débandade depuis! "

Le bris d'égalité

On sait maintenant que les Nordiques sont assurés de terminer à égalité avec une autre équipe pour la dernière place dans les séries.

Le cas échéant, il y aura bris d'égalité. Ce bris d'égalité est relativement simple. Il suffit de prendre le nombre de victoire et d'y additionner le nombre de buts marqués, le nombre de spectateurs locaux, le kilométrage sur l'horodateur de la Zamboni et de soustraire le poids du maire de la ville et le ratio indicatif de la performance de l'économie brute des entreprises de moins de douze employés inscrites à la Chambre de commerce régionale.

Ben non, c't'une joke ! Les équipes impliquées se réuniront à Laval, le 13 avril, au domicile du Cosmos, une des deux équipes d'expansion de l'an prochain, pour une fusillade à dix joueurs de chaque côté.

Ailleurs dans la ligue

Winnipeg a pris seule le premier rang (pour ce que ça veut dire) en venant à bout des Generals d'Hamilton 7-5. Les Jets ont réussi à limiter la production offensive de Fielvel Mure à quatre buts seulement. "J'espère que je ne commence pas une léthargie", a commenté le souriceau.

Du côté des Jets, le Croate Rio Kacik a dirigé l'attaque des siens avec trois buts.

À Saskatoon, les Scarecrows ont presque éliminé les Moby Dicks de Hartford avec une victoire de 6-3. Jack Meki a inscrit trois buts pour les Scarecrows.

Les Moby Dicks avaient rappelé, de leur club école de Klingon, dans le Maine, le vétéran dur à cuire, Kirk Enterprise, afin de contrer l'intimidation créée par le goon des Scarecrows, le Suédois Piers Détacher.

Et bien mal leur en pris, car Détacher, inspiré par la chanson Waterloo de Abba qui joue lors de ses combats locaux, a téléporté Entreprise sur une autre planète avec un uppercut qui lui a laissé un gros spock sur le menton et neuf espaces profonds sur les lèvres. Le combat fut violent, les belligérants se tirant les oreilles et s'arrachant des cheveux. Piers Détacher a vraiment prouvé que la nouvelle génération de batailleur est maintenant supérieure.

 

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